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Les lampes Rouges PHILIPS, première partie.

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Papers » Tubes and valves (history, technique etc.) » Les lampes Rouges PHILIPS, première partie.
           
Jacob Roschy
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Ceci est la traduction de la série d'articles de M. Jacob Roschy, consacrée à l'histoire des tubes Philips "Transco Rouges", traduit par Jean Beseme.

L'utilisation de cet article, en entier ou en partie est interdite pour l'usage commercial !

 


 

Pour faire suite à la gamme des tubes à contacts latéraux des séries C, E et A (CK1, CF1, EK1, EF1, AF3, AK2, AL1, etc...) commercialisée en 1934/1935, Philips a sorti une nouvelle série, baptisée "Série E Rouge", en 1936.


Elle est équipée du culot à contacts latéraux, comme précédemment. Au lieu d'être argentée ou dorée, la métallisation extérieure est maintenant colorée en rouge, d'où le nom de cette série.


Les tubes pour petits signaux étaient considérablement plus petits, et ils avaient des fils de sortie beaucoup plus courts, du fait de la structure très courte du support pincé. Comparés aux précédents, ces tubes avaient des caractéristiques améliorées. La consommation du filament était seulement la moitié de celle des tubes A et C, et seulement les 2/3 de celle des tubes Américains équivalents.

 


La comparaison de l' EF5 avec l' AF2 de 1934, l' AF3 de 1935, l' EF41 de 1947, et l' EF89 de 1954 montre l'évolution des dimensions.


Ils constituaient la réponse peu coûteuse en verre à la série des tubes RCA métalliques Octal de 1935, et ont probablement servi de modèle pour la série Américaine GT sortie 2 ans plus tard.

La tension filament était maintenant normalisée à 6,3 V. Il n'y avait alors plus besoin de tubes différents pour les postes secteur alternatif (auparavant les tubes 4 V série A, tels que AK2, AF7, etc...), et les auto-radios (auparavant les anciens 6,3 V série E, comme les EK1, EF1, etc...). Le courant filament de tous les tubes petits signaux était maintenant de 0,2 A, donc ces tubes pouvaient aussi être utilisés dans les postes "Tous courants" en mettant les filaments en série.


En conséquence, le nouveau EF5 "Rouge" remplace l' AF3 (courant alternatif), le CF3 (Tous courants), et l' EF2 (autoradio). Les postes tous courants n'ont plus besoin que du tube final et de la valve dans l'ancienne série C.

La série originale de 1936 comprenait les types EK2, EF5, EF6, EB4, EBC3, EL2, EL3, EL5, EM1, EZ2, EZ3 et EZ4.


En 1937, sont apparus les types EBF1, EBL1, EH2, et C/EM2


En 1938, sont apparus les types EAB1, EBF2, ECH2, EF8, EF9, EFM1, EK3, EL6, ELL1, 1882 et 1883


En 1939, ont été ajoutés l' ECH3 et l' EM4.


En 1940, la série principale a été plus ou moins complétée par l' ECH4 et l' ECF1

La série rouge a été diffusée principalement en version E avec chauffage 6,3 V et culot à contacts latéraux ( "Patte d'éléphant" ou CT 8). Quelques types supplémentaires de la série C avec courant de chauffage de 0,2 A sont sortis aussi.


A partir de 1938, les premiers tubes rouges à culot octal sont apparus, en Grande-Bretagne seulement.

En 1940, dans la série des tubes octal rouges, sont apparus les tubes U avec courant de chauffage de 0,1 A, ainsi que les tubes D avec tension de chauffage de 1,4 V pour alimentation par batterie.


En 1948 et 1949, la série précédente de tubes rouges réapparut temporairement en doré, fabriquée par Valvo en Allemagne, jusqu'à ce que l'industrie soit en mesure de fabriquer les tubes Rimlock plus modernes.

C'était les types EBF2, EBL1, ECH4, EF6, EL8, EM4 pour courant alternatif, et les types UBL3, UCH5, UF5, UF6, UL2 et UY4 pour les tous courants.

 


 

C'est apparemment la France qui a servi de marché - test pour ces nouveaux tubes, car ils y ont été présentés en Mai 1936, contre seulement en 1937 dans les autres pays.


L'édition Française du "Bulletin technique PHILIPS" de Mai 1936 (ci-dessus), et, plus d'un an plus tard, l'édition Anglaise du "PHILIPS Setmakers Bulletin" d'Août 1937 (ci-dessous), le montre clairement.

 


 

Ils ont rapidement connu un grand succès dans pratiquement tous les pays de l'Europe continentale (sauf l'Allemagne), ce qui fait qu'ils sont connus sous le nom de "Série Transcontinentale".



 

Des lampes rouges en Allemagne ?


Contrairement aux développements précédents, cette fois-ci Telefunken n'a pris aucune part dans la création des tubes rouges. Au contraire, le monopole virtuel de Telefunken en Allemagne a empêché l'introduction de cette série innovante.


Il est évident que Telefunken à ce moment avait déja prévu d'adopter la technologie des tubes métalliques Octal produits aux USA.


Pour ne pas apparaitre comme une simple copie, les futurs tubes Acier Telefunken devaient bien sûr avoir l'air complètement différents des modèles Américains, ce qui a retardé leur sortie jusqu'en 1938.


C'est seulement avec eux que Telefunken a disposé d'une gamme capable de concurrencer les tubes rouges Philips sortis deux ans auparavant. C'est pourquoi, en Allemagne, il a fallu se contenter pendant longtemps des séries A et C, dont les tubes "petits signaux" en particulier étaient techniquement sous-développés et périmés par rapport à la série Rouge.


Un cas exceptionnel s'est présenté en 1938, à la suite de l' "Anschluss" (annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie). Il n'y avait pas de monopole Telefunken en Autriche, et la série rouge y était déja très répandue.

Comme les constructeurs Autrichiens pouvaient dès lors fournir leurs postes à toute la zone sous contrôle Allemand (le Grand Reich Allemand), la vente des tubes de la série Rouge a été autorisée, mais seulement inclus dans les récepteurs Autrichiens, ou en piéces de rechange pour ceux-ci.


Cette opportunité pour Philips n'a pas duré longtemps, les compagnies Autrichiennes ayant été immédiatement obligées de changer leur schémas en faveur des tubes Acier Telefunken.


Une autre exception a été celle de récepteurs commercialisés sous des marques Allemandes, et qui contenaient des tubes rouges. C'était cependant des "Besatzungsradios" (radios d'occupation), que des compagnies étrangères ont été obligées de fabriquer dans des pays sous occupation de la Wehrmacht (l'armée de Hitler), et qui ont été vendues comme de prétendues exportations Allemandes vers des pays tiers. Rien n'était Allemand dans ces récepteurs, sauf la marque.

This article was edited 12.Jun.05 09:11 by Jacob Roschy .

Jacob Roschy
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EB4 :
Double diode, remplace AB1, AB2, CB1, CB2, EB1 et EB2.


Pour la démodulation (détection) et la production de tension de CAG.


Première double diode avec blindage entre les 2 sections et cathodes séparées, inspirée de la 6H6 Américaine, donnant donc plus de liberté d'utilisation que ses prédécesseurs à cathode commune. Si la FM avait existé en ce temps-là, les diodes de la EB4 auraient pu être utilisées dans le détecteur de rapport.

 


 

EBC3 :
Double diode-triode, remplace ABC1, CBC1 et EBC1.
Pour utilisation comme détecteur, CAG et préamplification BF
.

S = 2,0 mA/V, µ = 30, Ri = 15k

Grâce à sa faible résistance interne, la triode peut être utilisée en oscillatrice, ou, si nécessaire, comme driver de transformateur BF.

 


 

EF5 :
Pentode à pente variable, remplace AF3, CF2, CF3, EF2 et EF3.
Pour amplification HF ou FI, avec tension d'écran fixe
.

S = 1,7 mA/V

Caractéristiques très voisines de celles des tubes Américains 6D6 / 6U7.


 


 

EF6 :
Pentode à pente fixe, remplace AF7, CF1, CF7, EF1 et EF7.
Pour détection et amplification HF ou FI
.

S = 1,8 mA/V , µ = 175.

Montée en triode, utilisable comme driver de transformateur BF.

L' EF12 Telefunken, sortie plus tard, a des caractéristiques très voisines.

 


 

EK2 :
Octode pour changement de fréquence, remplace AK2, CK1 et EK1
.

Pente de conversion Sc = 0,55 mA/V.

Présente des améliorations par rapport à ses prédécesseurs, particulièrement en ce qui concerne la stabilité en fréquence. Cependant, l'application du CAG en ondes courtes n'est pas recommandée.


 


 

EL2 :
Pentode de sortie pour auto-radios, remplace EL1 et CL1
.

Pa = 8W , Ia = 32 mA , S = 2,8 mA/V , If = 0,2 A.

Les caractéristiques sont celles de son prédécesseur EL1, sauf que le courant de chauffage est réduit de 0,4 à 0,2 A, pour permettre une connexion en série avec d'autre(s) tubes de la même famille, dans le cas d'auto-radios alimentés en 12V. La dissipation d'anode a été augmentée en même temps, passant de 5 à 8 W, en ramenant la polarisation de grille de -23 à -18,5V, de façon à porter le courant de repos à 32 mA au lieu de 20.


L' EL2 est le précurseur des tubes de sortie à faible puissance ultérieurs EL32, EL42, EL95, ELL80 et ECLL80, dans lesquels le courant plaque a été réduit à 26 mA pour l' EL42, et à 24 mA pour l' EL95.

 


 

EL3 / EL3N :
Pentode de sortie, remplace AL1, AL2, AL3 et AL4
.

Pa = 9W , Ia = 36 mA , S = 9 mA/V , Vg1 = - 6V


Ces tubes poursuivent l'utilisation de la technologie des tubes de sortie à grande pente, commencée avec l' AL3. Ne nécessitant qu'un signal de 4,2 V sur la grille, on peut omettre l'étage préampli BF dans un récepteur simplifié, ou on peut utiliser la contre-réaction pour réduire la distorsion dans des récepteurs plus élaborés. Dans un récepteur à réaction, il suffit d'une EF6 en détection grille pour piloter une EL3 à pleine puissance. La cathode de grande surface procure aussi une grande durée de vie à ces tubes. La vieille EL3 se reconnait entre toutes, avec son enveloppe cylindrique à la base, un petit retrait en forme d'épaule vers les 3/4 de la hauteur, suivi d'une autre partie cylindrique vers le sommet. L' EL3N (N = nouveau) a une enveloppe en verre de forme normale en dôme.


Avec un courant filament de1,2 A, l' EL3 d'origine avait une puissance de chauffage similaire à celle de l' AL3. A peine quelques mois plus tard est apparu l' EL3N, avec un courant ramené à 0,9 A. La vieille EL3 avait encore une cathode cylindrique, comme l' AL3. Peu de temps après, on s'est aperçu que le bobinage de la grille pouvait s'effectuer bien mieux en restant equidistant d'une cathode ovale (en réalité elliptique) que d'une cathode circulaire.

De cette façon, on a vu l'efficacité s'améliorer, et donc la consommation de chauffage diminuer, avec aussi une distorsion réduite pour les petits signaux. L' EL3N et l' AL4 ont été les premiers à utiliser cette cathode ovale. Depuis ce temps-là, les cathodes ovales ou à profil plat ont été utilisées dans presque tous les tubes de sortie. L' EL3 est pratiquement le prototype des types EBL1, EL11, EBL21, EL33 (=6M6), EL41, EL84 et ECL86.

 


 

EL5 :
Pentode de sortie de grande puissance, contrepartie Européenne de la 6L6 Américaine.


Présentée en Janvier 1937. (pour l'image, on ne disposait malheureusement que d'une AL5, qui a la même apparence que l' EL5, à part la métallisation dorée au lieu de rouge).


A peu près en même temps, ou même légèrement avant la sortie de la fameuse tétrode à faisceaux dirigés 6L6 de RCA, ses équivalents Européens EL5 et AL5 sont apparus (ils sont électriquement identiques, à part la tension de chauffage). L' EL5 avec le chauffage moderne sous 6,3 V a toujours été fourni par Philips comme une authentique pentode avec une grille 3 (suppressor) bobinée, un courant de chauffage de 1,3 A et cathode ovale, tandis que l' AL5 Telefunken avec chauffage conventionnel sous 4 V était souvent (ou toujours) construit comme une tétrode à faisceaux dirigés comme la 6L6. La 6L6 est toujours une tétrode munie de plaques de concentration de faisceau au lieu d'une grille suppresseuse, avec 0,9 A de chauffage et une cathode à profil plat, mais en caractéristiques et puissance, il y a une similarité remarquable avec l' EL5 et l' AL5.


Tandis que RCA mettait en avant le "Beam Power" et le principe de la concentration des faisceaux pour obtenir une faible distorsion harmonique des signaux de sortie, Philips prétendait qu'il pouvait atteindre le même but, ainsi que d'autres avantages par rapport à la Beam tetrode, grâce à la construction spéciale de l' EL5. Savoir lequel des deux principes est réellement meilleur pour les tubes de sortie BF est question d'opinion personnelle, les deux étant encore utilisés aujourd'hui (EL34, EL84 comme pentodes, 6L6GC, 6550 comme Beam tétrodes). En faveur de la tétrode, on peut du moins compter sur un prix de fabrication plus bas, car au lieu d'une grille bobinée, on n'a besoin que d'une plaque métallique. La tétrode a clairement trouvé sa place dans les circuits de balayage lignes de télévision, avec les PL36, PL519, etc...


En classe A, l' EL5 délivre une puissance de sortie de 8,8 W, et 19,5 W en push-pull. Les types 4689, 4654 et EL50 sont sortis plus tard avec la même construction et les mêmes caractéristiques que l' EL5, mais plus élaborées pour de plus hautes tensions et puissances de sortie.


La 4689 est aussi appelée EL5/375 (tension de service 375 V).

 


 

La 4654 est aussi connue comme EL5/600, et a été remplacée par l' EL50 qui lui est compatible.

 


 

EM1 :
Premier oeil magique Européen, aussi appelé "Trèfle cathodique", remplace les indicateurs au néon et à ombre mobile
.


En 1935 est apparu aux USA le 6E5, premier indicateur cathodique d'accord " oeil" au monde. En 1936, Philips a sorti l' EM1 et l' AM1 (version 4V de l' EM1), premiers tubes Européens de cette espèce. Ils sont apparus d'abord dans la série des tubes spéciaux Philips comme 4677 et 4678, car la lettre M n'était pas encore attribuée aux indicateurs d'accord.


Comme pour le 6E5, derrière un cache, l' EM1 avait une triode amplificatrice dont l'anode était connectée aux électrodes de déflexion. Contrairement au 6E5, qui n'avait qu'une électrode et donc une seule ombre, l' EM1 affichait quatre secteurs et était aussi appelé "tuning cross" (trèfle cathodique). L'image lumineuse était très jolie, elle ressemblait à une croix de Malte ou à un trèfle à quatre feuilles de largeur variable. L'affichage n'était pas très brillant, aussi l'extrémité de l'enveloppe où se situait l'écran fluorescent était en creux, et les côtés de l'ampoule étaient peints en rouge pour arrêter la lumière latérale, ce qui rendait l'image plus visible. Les versions ultérieures abandonnèrent le repli de l'extrémité. La triode amplificatrice de l' EM1, comme celle du 6E5, n'était pas à pente variable, et présentait les mêmes inconvénients. De plus, à l'origine il n'y avait pas de grille autour de la cathode du faisceau, ce qui causait un courant trop important et usait trop vite le matériau fluorescent. Après que ce défaut ait  été identifié, une grille a été placée dans les versions suivantes.

 


 

EZ2 :
Redresseur biplaque pour auto-radios, remplace l' EZ1
.

2 X 350 V , 60 mA , chauffage 0,4 A , Vf-k max = 500 V.


La tension alternative maximale est augmentée à 350 V, contre 250 V pour le précédent EZ1 qui n'était pas particulièrement fiable, et avait souvent tendance aux amoçages.


EZ3 et EZ4


Pour les récepteurs ordinaires à courant alternatif, les EZ3 et EZ4 ont été les premiers redresseurs biplaques à chauffage indirect à être proposés en Europe continentale, en remplacement des types précédents à chauffage direct comme l' AZ1 et l' AZ4. Les redresseurs à chauffage direct posent un problème en fournissant du courant bien avant que les tubes à chauffage indirect du récepteur commencent à consommer. La conséquence est que, dans l'intervalle, la HT monte très haut et peut détruire les condensateurs électrolytiques de filtrage. La solution de ce problème consiste à chauffer aussi le redresseur de façon indirecte.


Un avantage supplémentaire des redresseurs à chauffage indirect est leur résistance interne plus basse que celle des modèles à chauffage direct, obtenue par la meilleure efficacité de leur cathode et, aussi important, par la plus faible distance cathode-anode. Grâce à cela, il y a moins de variation de tension causées par l'action du CAG, ou par les variations de charge des amplis push-pull. Dans un appareil existant, si on remplace une AZ1 à chauffage direct par une EZ3 à chauffage indirect, la HT va augmenter de plus de 20 V, ce qui surcharge les tubes. Le transformateur d'alimentation pourra donc délivrer une tension plus faible quand on utilise un redresseur à chauffage indirect. Un avantage supplémentaire des redresseurs à chauffage indirect est que leur filament peut être alimenté en parallèle avec celui des autres tubes, et donc n'a plus besoin d'un enroulement de chauffage séparé. Cependant, la condition est que l'isolement filament - cathode soit suffisant, ce qui est le cas avec l' EZ2 et l' EZ3, mais pas avec l' EZ4, qui avait encore besoin de son propre enroulement de chauffage.


 


 

EZ3 :
Redresseur biplaque à chauffage indirect, remplace l' AZ1.

2 X 500 V , 100 mA , Vfk max = 500 V.


Malgré les avantages du redresseur à chauffage indirect, beaucoup de constructeurs ont continué à utiliser l' AZ1 avec la série rouge au lieu de l' EZ3, comme l'a fait Philips lui-même avec ses propres récepteurs. C'est seulement bien des années plus tard, avec les types 6X4 (= EZ90), 6BX4, EZ80 et EZ81, qu'il devint de pratique générale de simplement connecter les redresseurs 6,3 V en parallèle avec les autres tubes, sans enroulement de chauffage supplémentaire.

 


 

EZ4 :
Redresseur biplaque à chauffage indirect, se substitue aux AZ4 et 1561 (RGN2004) pour les plus gros récepteurs et les amplificateurs de puissance
.


2 X 400 V , 175 mA , If = 0,9 A , Vfk max = 0 V.


Il nécessite son propre enroulement de chauffage, qui doit être réuni à la cathode. C'est le premier redresseur à chauffage indirect dans cette catégorie de performance en Europe continentale. Avec 2 X 400 V en entrée alternative, il surpasse légèrement les types similaires les plus proches 83-V et 5V4G (2 X 375 V - 175 mA). Sa puissance de chauffage est considérablement plus faible (5,67 contre 10 W), et ses ailettes de refroidissement d'anode sont beaucoup plus petites que celles du 5V4G. Avec des dimensions étonnament petites de 85 X 37 mm (h X d) comme l' ECH3 ou l' EL8, il atteint facilement le meilleur rapport de son époque entre la puissance de sortie, la puissance de chauffage et la taille.


Il est possible que ce rapport ait été trop acrobatique et ait conduit à un manque de fiabilité, car les redresseurs suivants ont été spécifiés avec une plus grande marge de sécurité : par exemple, l' EZ81, avec If = 1 A, n'autorise que 2 X 350 V et 150 mA.

This article was edited 25.Jun.05 17:11 by Jacob Roschy .

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EBF1 :
Double diode + pentode à pente variable, pour amplification HF, FI et BF, avec tension d'écran fixe
.

S = 1,1 mA/V , If = 0,3 A


L' EBF1 est en réalité une double diode - pentode à pente variable 6B7 ou 6B8, avec un culot à contacts latéraux, le même téton supérieur que la 6B7, et une métallisation rouge.

 

L'origine étrangère se reconnait par le courant de chauffage de 0,3 A, s'écartant de la série rouge, mais exactement adapté aux tubes Américains, et aussi par l'ampoule en verre, qui est clairement plus grande que celle des autres tubes rouges de l'époque, tels que EBC3, EF5 ou EK2, mais correspond exactement au type Américain ST-12.

 

Il est probable que l'on avait besoin rapidement d'une double diode-pentode dans la série rouge, pour éviter que les clients se tournent vers les séries Américaines, où de tels tubes existaient depuis des années. Comme Philips fabriquait aussi des 6B7 et 6B8, on a simplement pris les tubes nus, on leur a mis un culot à contacts latéraux et une métallisation rouge, et hop ! voilà l' EBF1 !

 

Il a fallu dissimuler l'origine 6B7 / 6B8 en altérant intentionellement les caractéristiques, par exemple S = 1,1 au lieu de 1,3 mA/V pour le 6B8. Ceci a peut-être permis de les faire apparaître comme provenant de leur propre développement, pour ne pas avoir à verser des royalties au créateur du 6B7 (RCA).

Si ç'avait été leur propre création, ils n'auraient sûrement pas choisi ce courant de chauffage, ni pris cette forme d'ampoule (ils ne l'ont pas fait, plus tard, pour l' EBF2).

L' EBF1 n'a évidemment jamais été commercialisée sous la marque Philips.

 

Les fabricants connus ont été Dario et Mullard, et, bien que Valvo n'ait pas été autorisé à vendre ce tube en Allemagne, il en a été aussi vendu sous ce nom pour l'exportation uniquement. (Personne ne sait si Valvo a réellement fabriqué ces 6B7).

L' EBF1 est la première double diode - pentode à pente variable et culot à contacts latéraux. Elle n'a probablement pas été très répandue en Europe continentale, mais, comme il reporté dans le "FunkGeschichte" N° 85, page 217, Ernst Erb a trouvé des EBF1 jusque dans des récepteurs Australiens.


 


 

EBL1 :
Pentode de sortie + double diode. La pentode correspond à l' EL3, avec en plus des diodes pour détection HF/FI et redresseur CAG.
Sortie en Janvier 1937
.


Pa = 9 W , Ia = 36 mA , S = 9 mAV , Vg1 = - 6 V.

 

L' EBL1 a été conçue pour la réalisation de superhétérodynes simples, sans préamplificateur BF, dans lesquels le signal fourni par la diode attaquait directement la pentode de sortie, l'équipement en tubes comprenant EK2, EF5, EBL1 et EZ3. Cependant, comme la sensibilité de tels récepteurs n'était pas toujours satisfaisante, des postes à 4 tubes avec étage préampli BF furent immédiatement proposés, utilisant la partie pentode du tube Américain combiné 6F7 comme ampli FI, et la partie triode comme préampli BF.

 

Avec un équipement comme EK2, 6F7, EBL1 et EZ3, on a créé pour la première fois un superhétérodyne complet, comprenant changeur de fréquence, ampli FI, détecteur diode, préampli et ampli de sortie BF, redresseur, avec seulement 4 tubes standard ( si on met de côté les tubes multiples très spéciaux de Loewe, fabricant de postes et de tubes).

 

Plus tard, en remplacement du 6F7, on a adopté l' ECF1 et l' ECH4 pour cette fonction dans la série rouge.

 


 

EH2 :
Heptode à pente variable, remplace AH1, CH1 et EH1.
Sortie en Janvier 1937
.

S = 1,4 mA/V , Sc = 0,4 mA/V


L' EH2 est prévue pour deux applications, comme la 6L7 :

 

1 : Comme tube mélangeur avec injection séparée de l'oscillation. C'est une nouvelle application par rapport à ses prédécesseurs AH1, EH1 et E449 / RENS1234, qui ne sont pas recommandés pour cela.

 

Du fait que le comportement comme mélangeur de l'octode EK2 n'est pas toujours satisfaisant (pariculièrement en ondes courtes), l' EH2 a été prévue pour réaliser des étages mélangeurs à meilleures performances. Le signal d'entrée est appliqué à la première grille. Le signal d'oscillateur local, fourni par un tube supplémentaire tel que EBC3 ou EF6 connecté en triode, est appliqué sur la troisième grille. Un mélangeur de cette conception peut être soumis au contrôle de gain (CAG) sans variation de fréquence, même en ondes courtes. Le facteur de bruit en HF est faible, l'impédance d'entrée est élevée, et le gain de conversion, avec SC = 0,4 mA/V, est plutôt moyen.

 

2 : Comme amplificateur HF ou BF à gain variable, ne nécessitant qu'une faible tension de contrôle.

Comme avec les précédents AH1, EH1 ou E449, on peut utiliser l' EH2 comme amplificateur HF ou BF dont le gain peut varier dans une grande dynamique avec une faible tension de commande. Le signal d'entrée est appliqué à la grille N° 1, la tension de commande, soit à la grille N° 3, soit aux grilles N° 1 et N° 3 simultanément. L' EH2 peut être utilisé aussi comme amplificateur BF réglable, par exemple comme compresseur / expanseur, ou comme régulateur automatique de niveau.

 


 

C/EM2 :
Oeil magique, pour indication d'accord et préamplification BF.
Sortie en Juillet 1937
.


Le C/EM2 ne peut être compté que sous condition dans la série rouge. Il n'a été diffusé par Philips que dans des pays où Telefunken était fortement représenté. En réalité, c'est la version 0,2 A / 6,3 V de l' AM2, une création Telefunken. Il a été utilisé presque exclusivement dans les postes tous courants, avec la série de tubes C, les postes alternatifs utilisant l' AM2. En principe, il aurait suffi d'appeler ce tube EM2, puisque beaucoup d'autres tubes pour petits signaux de la série rouge avaient à la fois la tension de chauffage 6,3 V (lettre E), et le courant de 0,2 A ( par exemple, on les a appelé EM4, ECH3, EF9, et non pas C/EM4, C/ECH3, C/EF9, etc..C/E signifie à la fois 6,3 V et 0,2 A pour le chauffage). Cependant, du fait que la vente des tubes de la série rouge était empêchée par le monopole Telefunken en Allemagne, et donc que ces tubes restaient inconnus dans ce pays, le C additionnel était là pour montrer l'affiliation à la série C.

 

A part l'indication d'accord, le C/EM2 et l' AM2 peuvent être utilisés en plus pour la préamplification BF. Pour cela, la triode interne est utilisée seulement comme ampli BF, tandis que la tension de déflexion est appliquée à la grille du systéme d'affichage. Elle doit cependant rester dans la plage de - 6 à + 3 V, et ne peut être obtenue que par une circuiterie compliquée, en partant par exemple de la tension d'écran de l'amplificateur FI.

 

De tous les "oeils magiques" bien connus, le C/EM2 et l' AM2 présentent l'affichage le moins attrayant. Avec le signal maximum, les secteurs lumineux ne peuvent être complètement fermés, et il reste toujours un vide très laid entre les deux. Avec les faibles signaux, les bords des secteurs lumineux deviennent encore plus flous, jusqu'a ce qu'il ne reste que deux marques vertes "sales", sauf si la plage de variation a été convenablement limitée.

 

Fin de la première partie,

continué à la deuxième partie

This article was edited 25.Jun.05 20:54 by Jacob Roschy .

  
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